HONGRIE

Tamas Sulyok
Président

Peter Magyar
Premier Ministre désigné

Viktor Orban
Premier Ministre sortant
La Hongrie est un carrefour terrestre enclavé au cœur de l'Europe centrale, ancré dans le bassin des Carpates. Traversée du nord au sud par le Danube, qui scinde le pays entre la Transdanubie vallonnée à l'ouest et la grande plaine de l'Alföld à l'est, sa géographie la prive d'accès à la mer mais lui confère sept frontières stratégiques : l'Autriche, la Slovaquie, l'Ukraine, la Roumanie, la Serbie, la Croatie et la Slovénie. Cette position de sas entre les mondes germanique, slave et balkanique définit historiquement sa perméabilité aux empires et sa vocation de zone de transit géopolitique majeure.
Régime
République
Capitale
Budapest
Langue(s) officielle(s)
Hongrois
Son histoire est structurée par le syndrome de la forteresse assiégée et le traumatisme indépassable du traité de Trianon (1920). À l'issue de la Première Guerre mondiale et de la chute de l'Empire austro-hongrois, le pays a été amputé des deux tiers de son territoire, laissant d'importantes minorités magyares hors de ses frontières. De l'installation des tribus finno-ougriennes au IXe siècle à l'occupation ottomane, puis de la domination des Habsbourg jusqu'à la sphère d'influence soviétique — avec l'insurrection dramatiquement écrasée de Budapest en 1956 —, la nation hongroise s'est construite sur une résistance farouche aux tutelles impériales. Si la chute du communisme en 1989 l'a ancrée dans le bloc euro-atlantique, le récit nationaliste contemporain se nourrit toujours activement de ce besoin viscéral de souveraineté.
Superficie
93,028.00 km²
Population
9.489.000 habitants
Unité monétaire
Forint
Sur le plan de l'organisation politique, le pays est une république parlementaire monocamérale où la réalité du pouvoir exécutif est concentrée à la primature, le président de la République n'exerçant qu'une magistrature d'influence et de représentation. Le cœur du système est l'Assemblée nationale (l'Országgyűlés), composée de 199 députés désignés par un mode de scrutin mixte à un seul tour : un peu plus de la moitié des sièges est pourvue au scrutin majoritaire par circonscription, le reste à la proportionnelle sur des listes nationales. Cette ingénierie électorale, profondément remaniée au début des années 2010, est conçue pour dégager de puissantes majorités : elle accorde une "prime au vainqueur" qui permet au parti dominant de rafler une super-majorité des deux tiers des sièges (le seuil requis pour modifier la Constitution) avec seulement environ la moitié des suffrages exprimés. C'est cette architecture institutionnelle centralisée qui sert de socle à la "démocratie illibérale" hongroise.