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13 septembre, un jour, une vie, un décès

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13 septembre, un jour, une vie : Salva Kiir Mayardit

Salva Kiir Mayardit, né le 13 septembre 1951 à Akon, dans l'actuel Soudan du Sud, est un homme politique et chef militaire sud-soudanais, qui fête aujourdh'ui ses 73 ans. Il est connu pour être le premier président du Soudan du Sud depuis l'indépendance du pays en 2011, après des décennies de guerre civile contre le gouvernement central du Soudan.

Issu de l'ethnie Dinka, Kiir a grandi dans une région marquée par les tensions entre le Nord, majoritairement arabe et musulman, et le Sud, où se concentrait une population noire africaine principalement chrétienne et animiste. Très jeune, il rejoint le mouvement rebelle Anyanya pendant la première guerre civile soudanaise (1955-1972), qui se battait pour l'indépendance du Sud. Après la signature de l'accord de paix d'Addis-Abeba en 1972, il intègre l'armée soudanaise et atteint le grade de lieutenant-colonel.

En 1983, avec la reprise des hostilités entre le Nord et le Sud, Kiir fait défection de l'armée soudanaise et rejoint John Garang dans la formation du Mouvement et Armée populaire de libération du Soudan (SPLM/A), une force rebelle combattant pour l'autonomie du Sud. Il devient l'un des principaux adjoints de Garang, commandant des opérations majeures durant la guerre civile qui ravagea le pays pendant plus de 20 ans.

Après la signature de l'Accord de paix global en 2005, qui a mis fin à la deuxième guerre civile, Salva Kiir est nommé vice-président du Soudan et président de la région semi-autonome du Sud-Soudan. Il succède à Garang après la mort de ce dernier dans un accident d'hélicoptère en 2005. Kiir dirige alors les négociations qui mènent au référendum sur l'indépendance du Sud-Soudan en 2011, où plus de 98 % des Sud-Soudanais votent en faveur de la sécession du Soudan. Le 9 juillet 2011, Salva Kiir devient officiellement le premier président du Soudan du Sud.

Cependant, son mandat a été marqué par des défis majeurs. Le jeune État fait face à des infrastructures limitées, des conflits ethniques récurrents, notamment entre les Dinka et les Nuer, et une crise économique liée à la dépendance au pétrole. En 2013, une guerre civile éclate après que Kiir accuse son vice-président, Riek Machar, de fomenter un coup d'État. Le conflit plonge le pays dans des violences ethniques meurtrières qui se poursuivent par intermittence malgré plusieurs accords de paix.

Malgré ces troubles, Salva Kiir est resté au pouvoir, continuant de jouer un rôle central dans la politique du Soudan du Sud et dans les efforts de médiation pour mettre fin aux conflits internes. Son style de leadership, marqué par la méfiance à l'égard des opposants et une forte militarisation, lui a valu des critiques, mais aussi une certaine loyauté de la part de ses partisans, particulièrement au sein de l'armée et des groupes Dinka.

Salva Kiir est souvent reconnu pour son rôle dans la lutte pour l'indépendance du Soudan du Sud, mais il reste une figure controversée, confrontée à des défis internes persistants.

 

13 septembre, un jour, un décès : Julio César Turbay Ayala

Julio César Turbay Ayala, né le 18 juin 1916 à Bogotá, en Colombie, est décédé le 13 septembre 2005 dans sa ville natale à l’âge de 89 ans. Fils d’un immigrant libanais, Turbay s’est imposé comme une figure centrale de la politique colombienne, notamment en tant que président du pays de 1978 à 1982, représentant le Parti libéral colombien.

Il entama sa carrière politique très jeune, devenant maire de Girardot à 21 ans. Par la suite, il a occupé divers postes dans le gouvernement, notamment ministre des Mines et ambassadeur à Washington. Candidat à la présidence en 1978, il est élu dans un contexte où la Colombie était confrontée à une montée en puissance des groupes guérilleros et à l’émergence du trafic de drogue. Son mandat présidentiel est particulièrement connu pour l’instauration du « Statut de sécurité », qui accordait des pouvoirs accrus aux forces militaires pour lutter contre les insurgés. Cependant, cette politique fut critiquée pour avoir engendré des abus des droits humains, notamment des détentions arbitraires et des actes de torture.

Malgré les défis internes, Turbay a géré des crises comme la prise d'otages à l'ambassade de la République dominicaine par le groupe guérillero M-19 en 1980. Il opta pour une résolution pacifique en permettant aux preneurs d’otages de s’exiler à Cuba, une décision saluée pour son pragmatisme.

Après son mandat présidentiel, il a continué d'exercer une influence en tant que sénateur et ambassadeur, notamment au Vatican. Son héritage est controversé, oscillant entre son habileté à négocier et les critiques concernant ses méthodes de lutte contre les groupes rebelles.