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3 août, un jour, une vie, un décès

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3 août, un jour, une vie : Abhisit Vejjajiva

Abhisit Vejjajiva est né le 3 août 1964 à Newcastle upon Tyne, en Angleterre. Il célèbre aujourd'hui ses 60 ans. Issu d'une famille thaïlandaise éminente, Abhisit a été formé dans des institutions prestigieuses, notamment à Eton College et à l'Université d'Oxford, où il a obtenu un diplôme de premier cycle en philosophie, politique et économie, suivi d'une maîtrise en économie. Il détient également un diplôme en droit de l'Université Ramkhamhaeng en Thaïlande.

Abhisit a commencé sa carrière universitaire comme professeur d'économie au Chulachomklao Royal Military Academy et à l'Université Thammasat en Thaïlande, et comme conférencier invité à l'Université d'Oxford. En 1992, il a été élu pour la première fois membre de la Chambre des représentants de Thaïlande sous la bannière du Parti démocrate. Il a occupé plusieurs postes importants, notamment celui de porte-parole du gouvernement et de ministre auprès du Bureau du Premier ministre de 1997 à 2001.

En 2005, il devient le leader du Parti démocrate, succédant à Banyat Bantadtan. En 2008, à la suite de la destitution de Somchai Wongsawat par la Cour constitutionnelle, Abhisit est nommé Premier ministre de Thaïlande, devenant le plus jeune Premier ministre du pays depuis plus de 60 ans.

Pendant son mandat, Abhisit a mis en place des mesures économiques pour contrer les effets de la crise financière mondiale, y compris des plans de relance économique visant à améliorer les infrastructures et à fournir des subventions en espèces. Son gouvernement a également été marqué par des initiatives de santé publique, y compris la promotion de la protection contre les erreurs médicales et la réduction des nouveaux cas de VIH.

Abhisit a fait face à de nombreuses protestations et troubles politiques, notamment les manifestations des "chemises rouges" en 2009 et 2010, qui ont conduit à des affrontements violents et des décès. En réponse, il a lancé un plan de réconciliation pour enquêter sur les violences, bien que les efforts aient été entravés par des interférences militaires et gouvernementales.

Malgré ses efforts, son mandat a été critiqué pour la censure des médias et les violations des droits de l'homme. Après une défaite électorale en 2011, Abhisit a démissionné de la direction du Parti démocrate, avant de reprendre brièvement le poste en 2018. Cependant, après de mauvais résultats aux élections de 2019, il a démissionné à nouveau.

Abhisit Vejjajiva demeure une figure influente en politique thaïlandaise, bien que son héritage soit mitigé en raison des controverses et des défis qu'il a rencontrés pendant son mandat.

 

3 août, un jour, un décès : Makarios III

Makarios III, né Michail Christodoulou Mouskos le 13 août 1913 à Pano Panayia, Paphos, Chypre, et décédé le 3 août 1977 à Nicosie, a été une figure centrale de l'histoire chypriote en tant qu'archevêque et premier président de la République de Chypre. Il est mort à l'âge de 63 ans.

Issu d'une famille modeste, fils de berger, Makarios a étudié à l'Université d'Athènes et à la School of Theology de l'Université de Boston. En 1948, alors qu'il étudiait encore à Boston, il fut élu évêque de Kition (Larnaca). En 1950, à seulement 37 ans, il devint archevêque de Chypre, devenant ainsi à la fois le chef religieux et le leader politique des Chypriotes grecs, unissant sous son autorité l'Église orthodoxe chypriote et les aspirations nationalistes pour l'union de Chypre avec la Grèce, connue sous le nom d'énosis.

Dans les années 1950, Makarios devint un fervent défenseur de l'énosis, et en 1954, il incita la Grèce à porter la question chypriote devant les Nations unies, revendiquant le droit à l'autodétermination pour Chypre. Cependant, les autorités britanniques, alors coloniales, refusèrent de décoloniser l'île, ce qui mena à la formation de l'EOKA, une organisation paramilitaire dirigée par George Grivas, prônant la lutte armée pour l'indépendance et l'union avec la Grèce. Makarios, bien que proche des idéaux de l'EOKA, a toujours nié toute implication directe dans les actes de violence.

En 1956, les autorités britanniques, craignant l'influence de Makarios et l'escalade des violences, l'exilèrent aux Seychelles. Il y resta jusqu'en 1957, avant de pouvoir retourner à Chypre, où il reprit ses activités politiques.

Chypre accéda finalement à l'indépendance en 1960, et Makarios devint le premier président de la République de Chypre. Son mandat fut marqué par des tensions intercommunautaires entre Chypriotes grecs et turcs. En 1963, il proposa des amendements constitutionnels visant à faciliter le fonctionnement du gouvernement, mais cela provoqua une vive opposition des Chypriotes turcs, exacerbant les violences intercommunautaires.

Les années suivantes furent marquées par des tentatives d'assassinat et des coups d'État. En 1974, un coup d'État soutenu par la junte militaire grecque tenta de renverser Makarios, entraînant l'invasion de Chypre par la Turquie et la partition de l'île. Makarios fut temporairement exilé mais revint à Chypre en décembre 1974, où il continua de servir comme président jusqu'à sa mort en 1977.

Makarios est enterré sur le mont Throni, près du monastère de Kykko, selon ses propres souhaits. Son leadership charismatique et sa vision politique ont profondément marqué l'histoire moderne de Chypre, bien que son rêve d'unification avec la Grèce ne se soit jamais réalisé.