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30 juillet, un jour, une vie, un décès

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30 juillet, un jour, une vie : Jan Heemskerk

Jan Abrahamszoon Heemskerk, né le 30 juillet 1818 à Amsterdam, est une figure importante de la politique néerlandaise du XIXe siècle. Il est décédé le 9 octobre 1897 à La Haye, à l'âge de 79 ans.

Issu d'une famille influente, Heemskerk a poursuivi des études de droit avant de devenir avocat. Son engagement politique commence en tant que parlementaire libéral modéré pour la commune d'Amsterdam. Au fil du temps, il devient de plus en plus conservateur, notamment pendant les conflits politiques des années 1866-1868, où il joue un rôle clé aux côtés du roi contre la chambre basse du parlement néerlandais.

Heemskerk a servi à plusieurs reprises comme ministre des Affaires intérieures et président du Conseil des ministres, un poste équivalent à celui de Premier ministre aujourd'hui. Il a occupé le poste de président du Conseil des ministres de 1874 à 1877, puis de nouveau de 1883 à 1888. Durant son mandat, il a introduit des lois significatives, notamment la loi sur l'enseignement supérieur et des lois régulant les organisations dangereuses et les chemins de fer. En 1887, il a habilement défendu une révision constitutionnelle ouvrant la voie à une extension du droit de vote masculin.

En plus de ses responsabilités ministérielles, Heemskerk a été nommé conseiller à la Cour de cassation, où il a servi pendant un certain temps. Il a également été fait ministre d'État en 1885, un titre honorifique qui reconnaît ses contributions exceptionnelles au service public.

Sur le plan personnel, Heemskerk s'est marié avec sa cousine germaine, Anna Maria Heemskerk, en 1846, avec qui il a eu huit enfants. Son fils, Theo Heemskerk, a également suivi ses traces en politique, devenant Premier ministre des Pays-Bas de 1908 à 1913.

La carrière de Jan Heemskerk a été marquée par ses efforts pour stabiliser et moderniser le gouvernement néerlandais pendant une période de transition politique importante. Ses contributions ont laissé un impact durable sur la structure politique et les réformes sociales aux Pays-Bas.


30 juillet, un jour, un décès : Lee Teng-hui

Lee Teng-hui, né le 15 janvier 1923 à Sanzhi, dans la zone rurale de Taipei à Taïwan, est une figure emblématique de l'histoire taïwanaise, souvent surnommé "M. Démocratie" pour son rôle crucial dans la transition démocratique de Taïwan. Il est décédé le 30 juillet 2020 à l'âge de 97 ans.

Lee a grandi dans une famille hakka et a été éduqué dans un environnement influencé par la culture japonaise, Taïwan étant sous domination japonaise à l'époque. Il a étudié à l'Université impériale de Kyoto au Japon et à l'Université nationale de Taïwan. Plus tard, il a obtenu une maîtrise de l'Université d'État de l'Iowa et un doctorat en économie agricole de l'Université Cornell.

Avant sa carrière politique, Lee a travaillé pour le gouvernement taïwanais dans le développement économique rural et a enseigné à l'Université nationale de Taïwan et à l'Université nationale de Chengchi de 1958 à 1978. Son entrée en politique a été facilitée par Chiang Ching-kuo, qui l'a nommé ministre sans portefeuille en 1972. Lee a ensuite été maire de Taipei (1978-1981) et gouverneur de la province de Taïwan (1981-1984).

En 1984, Lee a été élu vice-président de la République de Chine sous la présidence de Chiang Ching-kuo. À la mort de Chiang en 1988, Lee lui a succédé, devenant ainsi le premier président de Taïwan d'origine taïwanaise. Il a également assumé la présidence du Kuomintang (KMT), le parti au pouvoir. Lee a été élu président en 1990 et a été réélu en 1996 lors de la première élection présidentielle au suffrage universel direct de Taïwan.

Sous sa présidence, Lee a initié des réformes majeures qui ont transformé Taïwan d'un régime autoritaire en une démocratie florissante. Il a démantelé les structures autoritaires du KMT, promulgué des réformes constitutionnelles, et encouragé une identité nationale distincte de la Chine. Malgré ses succès démocratiques, sa politique pro-indépendantiste et ses critiques du consensus de 1992 ont suscité des controverses.

En juin 2011, Lee a été accusé de détournement de fonds publics, mais ces allégations n'ont pas entaché sa réputation de pionnier de la démocratie taïwanaise. Lee est resté une figure influente et respectée jusqu'à sa mort.

Lee Teng-hui est décédé le 30 juillet 2020 à Taipei des suites d'un choc septique et d'une défaillance multiviscérale. Ses funérailles ont été marquées par des hommages nationaux, et il a été incinéré au Taipei City Second Funeral Parlor. Sa mort a été un moment de deuil national, et il a été honoré pour ses contributions à la démocratisation et à la modernisation de Taïwan.