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24 juillet, un jour, une vie, un décès

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24 juillet, un jour, une vie : Nayib Bukele

Nayib Armando Bukele Ortez, né le 24 juillet 1981 à San Salvador, est un homme politique et homme d'affaires salvadorien. Il célèbre aujourd'hui son 43e anniversaire. Il est devenu une figure marquante de la politique salvadorienne en brisant le bipartisme traditionnel qui dominait le pays depuis des décennies.

Bukele a grandi dans une famille aisée, son père étant un homme d'affaires influent et leader de la communauté musulmane en El Salvador. Sa mère, Olga Ortez de Bukele, est catholique romaine. Dès son jeune âge, Bukele a montré un intérêt pour les affaires et la politique, abandonnant ses études de droit à l'université pour se consacrer à l'entreprise familiale.

Son entrée en politique s'est faite par le biais du Front Farabundo Martí pour la libération nationale (FMLN), un parti de gauche. En 2012, il est élu maire de Nuevo Cuscatlán, une petite ville près de la capitale, où il s'illustre par sa gestion efficace et ses politiques innovantes. Cette réussite le mène à se présenter et à gagner les élections municipales de 2015 pour devenir maire de San Salvador, la capitale. Pendant son mandat, il transforme des quartiers historiquement dangereux en zones sûres et attrayantes, renforçant ainsi sa popularité.

Cependant, ses relations avec le FMLN se détériorent rapidement. En 2017, il est expulsé du parti pour diverses accusations, notamment de division et d'agression. Cette expulsion le pousse à créer son propre mouvement politique, Nuevas Ideas (Nouvelles Idées), en 2018. Malgré les obstacles bureaucratiques, Bukele réussit à obtenir un large soutien populaire et remporte les élections présidentielles de 2019 sous la bannière de la Grande Alliance pour l'unité nationale (GANA), un parti mineur.

Bukele devient le 43e président d'El Salvador le 1er juin 2019. Son mandat est marqué par une approche autoritaire et une forte présence sur les réseaux sociaux, où il se décrit lui-même comme le "dictateur le plus cool du monde". Il met en œuvre des politiques sévères pour lutter contre les gangs, réduisant considérablement les taux de criminalité mais attirant des critiques pour les violations des droits de l'homme. Sous sa présidence, des milliers de personnes sont arrêtées dans des opérations de sécurité controversées, et les conditions carcérales deviennent extrêmement sévères.

Sa popularité demeure néanmoins très élevée. Les Salvadoriens, lassés par les violences endémiques et la corruption des administrations précédentes, soutiennent massivement ses initiatives sécuritaires. Bukele profite de cette popularité pour consolider son pouvoir, en remplaçant les membres de la Cour suprême par des loyalistes, permettant ainsi sa réélection en 2024 malgré une interdiction constitutionnelle des mandats consécutifs.

En 2024, Bukele est réélu avec une marge écrasante, recueillant plus de 85 % des voix. Cette victoire est attribuée à son succès apparent dans la réduction de la violence des gangs et à sa capacité à manipuler habilement l'opinion publique grâce à un appareil médiatique gouvernemental efficace. Toutefois, ses méthodes autoritaires et son contrôle croissant sur les institutions démocratiques suscitent des préoccupations quant à l'avenir démocratique du pays.

Nayib Bukele est donc une figure complexe : apprécié pour ses succès en matière de sécurité, mais critiqué pour ses atteintes aux droits démocratiques et humains. À 43 ans, il reste l'un des leaders les plus influents et controversés d'Amérique latine, symbolisant à la fois l'espoir de sécurité et le risque d'un retour à l'autoritarisme.


24 juillet, un jour, un décès : John Atta Mills

John Evans Fiifi Atta Mills est né le 21 juillet 1944 à Tarkwa, dans la région occidentale du Ghana. Il est décédé le 24 juillet 2012 à Accra, au Ghana, à l'âge de 68 ans. Mills a été un homme politique et un érudit juridique respecté, servant comme président du Ghana de 2009 jusqu'à sa mort en 2012.

Après ses études secondaires à l'école Achimota, il a poursuivi des études de droit à l'université du Ghana, où il a obtenu un LL.B. en 1967. Par la suite, il a étudié à la London School of Economics and Political Science, obtenant un LL.M. en 1968, et a complété son doctorat en droit à la School of Oriental and African Studies de l'université de Londres en 1971. Sa thèse portait sur la fiscalité et le développement économique.

John Atta Mills a commencé sa carrière comme professeur de droit à l'université du Ghana, où il a enseigné pendant près de 25 ans. Il a également été boursier Fulbright à la Stanford Law School et professeur invité à l'université Temple à Philadelphie et à l'université de Leiden aux Pays-Bas. En dehors du monde académique, Mills a servi comme commissaire par intérim, puis commissaire en titre, du Service fiscal du Ghana de 1988 à 1996.

Son entrée en politique nationale s'est faite en 1996 lorsque Jerry John Rawlings, alors président du Ghana, l'a choisi comme vice-président. Mills a servi en tant que vice-président de 1997 à 2001. En 2000, il est devenu le candidat du Congrès national démocratique (NDC) pour l'élection présidentielle, mais a perdu face à John Kufuor. Il a de nouveau échoué en 2004 avant de remporter finalement l'élection présidentielle en 2008 contre Nana Akufo-Addo.

En tant que président, Atta Mills a mis en œuvre plusieurs réformes économiques et sociales. Son mandat a été marqué par des efforts pour stabiliser l'économie ghanéenne, lutter contre la corruption et améliorer les infrastructures. Sous sa direction, le Ghana a connu une croissance économique notable, principalement due à l'exportation de pétrole. Mills a également travaillé à renforcer la démocratie et la paix dans le pays, bien que son administration ait fait face à des critiques concernant la gestion de certaines crises internes et l'incapacité à éliminer complètement la corruption.

Mills a été largement respecté pour son intégrité personnelle et son dévouement à l'amélioration de la vie des Ghanéens. Son leadership a été salué pour sa modestie et sa détermination à servir le peuple. Cependant, sa présidence a également été marquée par des problèmes de santé persistants, notamment des traitements médicaux à l'étranger.

Le 24 juillet 2012, Mills est décédé subitement à l'âge de 68 ans, quelques jours seulement après son anniversaire. Sa mort a été un choc pour le pays et a conduit à une période de deuil national. Il a été succédé par son vice-président, John Dramani Mahama. La vie et l'œuvre de John Atta Mills continuent d'influencer la politique ghanéenne, et il reste une figure emblématique de la lutte pour la démocratie et le développement en Afrique.