23 juillet, un jour, une vie : Saulius Skvernelis
Saulius Skvernelis, né le 23 juillet 1970 à Kaunas, est un politicien lituanien notable pour son rôle en tant que Premier ministre de Lituanie de 2016 à 2020. Avant de se lancer en politique, Skvernelis a suivi une formation en ingénierie mécanique et en droit, obtenant un diplôme de l'Université technique de Vilnius Gediminas en 1994 et un master en droit de l'Université Mykolas Romeris en 2005.
Skvernelis a commencé sa carrière en tant que fonctionnaire de police, gravissant les échelons jusqu'à devenir Commissaire général de la police en 2011. En 2014, il a été nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement d'Algirdas Butkevi?ius, poste qu'il a occupé jusqu'en 2016. Lors des élections parlementaires de 2016, il a mené la liste électorale de l'Union des paysans et des verts de Lituanie (LVŽS), ce qui a conduit à une victoire surprise et à sa nomination comme Premier ministre.
Son mandat de Premier ministre a été marqué par plusieurs réformes, notamment l'augmentation des salaires et des pensions, ainsi que des réductions d'impôts. Cependant, son gouvernement a également fait face à des critiques pour des mesures perçues comme restrictives pour la liberté de la presse et pour la gestion de la grève des enseignants, la plus grande de l'histoire de la Lituanie. En politique étrangère, Skvernelis a maintenu des relations prudentes avec l'Union européenne tout en appelant à une reconnaissance des partenariats de même sexe.
Après son mandat de Premier ministre, Skvernelis a continué à être actif en politique en tant que membre du Seimas, le parlement lituanien. Il a rejoint le groupe des démocrates "Pour la Lituanie" en 2021, où il a joué un rôle de leader de l'opposition. En 2024, il reste une figure centrale de ce groupe, préparant sa participation aux élections parlementaires d'octobre.
Marié à Silvija Skvernel?, une économiste, Skvernelis est père de deux enfants. Il parle plusieurs langues, y compris le russe, le polonais et l'anglais. À l'âge de 54 ans aujourd'hui, il continue de jouer un rôle significatif dans la politique lituanienne, prêt à affronter de nouveaux défis électoraux et à défendre ses positions au sein du Seimas.
23 juillet, un jour, un décès : Kurt Furgler
Kurt Furgler, né le 24 juin 1924 à Saint-Gall, en Suisse, est un homme politique suisse renommé, membre du Conseil fédéral de 1972 à 1986. Affilié au Parti démocrate-chrétien (PDC), il a exercé une influence significative sur la politique suisse pendant près de deux décennies. En 2024, il aurait eu 100 ans.
Furgler a grandi à Saint-Gall dans une famille catholique et a étudié le droit aux universités de Fribourg, Zurich et Genève. Après avoir obtenu son diplôme en 1948, il a commencé sa carrière juridique à Saint-Gall avant de se lancer dans la politique.
Il a été élu au Conseil fédéral suisse le 8 décembre 1971 et a pris ses fonctions le 1er janvier 1972. Durant son mandat, il a dirigé plusieurs départements, notamment le Département fédéral de justice et police de 1972 à 1982, et le Département fédéral de l'économie de 1983 à 1986. Furgler a également été président de la Confédération suisse à trois reprises, en 1977, 1981 et 1985, ce qui témoigne de sa stature politique et de la confiance que ses pairs lui accordaient.
Furgler était connu pour son pragmatisme et son approche modérée de la politique. Il a joué un rôle crucial dans plusieurs réformes importantes, y compris dans les domaines de la justice et de l'économie. Pendant son mandat, il a travaillé sur la modernisation du système judiciaire suisse et a été impliqué dans des discussions internationales majeures, y compris des négociations économiques avec d'autres nations.
Son influence ne se limitait pas à la politique intérieure. Il a également participé à des événements diplomatiques significatifs, comme la réception des leaders mondiaux lors du sommet de Genève en 1985, où il a accueilli Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev.
Après sa retraite du Conseil fédéral le 31 décembre 1986, Furgler a continué à s'engager dans divers projets publics et privés, restant une figure respectée dans la politique suisse jusqu'à son décès à l'âge de 84 ans le 23 juillet 2008 à Saint-Gall. Il est souvent rappelé comme un visionnaire et un médiateur efficace qui a su naviguer les complexités de la politique suisse avec compétence et intégrité.