DERNIÈRES ACTUALITÉS

EPHEMERIDE

21 décembre, un jour, une vie, un décès

EPHEMERIDE

21 décembre, un jour, une vie : Emmanuel Macron

Emmanuel Macron, né le 21 décembre 1977 à Amiens, en France, est un homme politique et ancien haut fonctionnaire français. Aujourd’hui, le 21 décembre 2024, il célèbre son 47? anniversaire. Actuel président de la République française, il est connu pour son ascension rapide dans le paysage politique et ses politiques visant à moderniser la France tout en affrontant de nombreux défis nationaux et internationaux.

Fils de François Macron, professeur de neurologie, et de Françoise Noguès, médecin, Emmanuel Macron grandit dans un environnement privilégié. Il fait ses études au lycée de la Providence à Amiens avant de poursuivre sa scolarité à Paris au prestigieux lycée Henri-IV. Il intègre ensuite Sciences Po Paris, où il se forme en sciences politiques, puis l’École nationale d’administration (ENA), dont il sort diplômé en 2004.

Après sa sortie de l’ENA, Macron commence sa carrière comme inspecteur des finances avant de rejoindre en 2008 la banque Rothschild, où il devient rapidement associé-gérant. Ses talents de négociateur et son implication dans des transactions majeures lui valent une réputation d’économiste brillant, ce qui le prépare à entrer en politique.

En 2012, Emmanuel Macron est nommé secrétaire général adjoint de l’Élysée sous la présidence de François Hollande. Il joue un rôle clé dans l’élaboration de politiques économiques et devient ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique en 2014. Dans ce rôle, il promeut des réformes favorisant l’investissement et la compétitivité, notamment la loi qui porte son nom, destinée à déréglementer certains secteurs de l’économie.

En 2016, Emmanuel Macron quitte le gouvernement pour lancer son mouvement politique, En Marche !, un parti centriste et pro-européen. Sa candidature à l’élection présidentielle de 2017 est initialement perçue comme improbable, mais il parvient à mobiliser un large soutien grâce à une campagne axée sur le renouvellement politique et les réformes économiques. Le 7 mai 2017, à l’âge de 39 ans, il est élu président de la République, devenant le plus jeune chef d’État de l’histoire de la France moderne.

Durant son premier mandat, Macron met en place des réformes ambitieuses, notamment sur le marché du travail, l’éducation et la fiscalité. Il fait face à de nombreux défis, notamment le mouvement des Gilets jaunes, une contestation sociale massive qui critique ses réformes perçues comme favorisant les élites. Sur le plan international, il joue un rôle actif dans la relance du projet européen, se positionnant comme un leader d’une Europe forte et unie face au Brexit et à la montée des populismes.

En 2020, la pandémie de COVID-19 bouleverse son mandat. Macron dirige la réponse de la France à la crise sanitaire, économique et sociale, adoptant des mesures de confinement strictes et un plan de relance massif. Ces actions suscitent des débats, mais permettent à la France de résister à des conséquences économiques plus graves.

En 2022, Emmanuel Macron est réélu pour un second mandat, devenant le premier président réélu hors cohabitation depuis 2002. Ce second mandat est marqué par des tensions internationales, notamment la guerre en Ukraine, pour laquelle il plaide en faveur de solutions diplomatiques tout en soutenant fermement les sanctions contre la Russie. Sur le plan intérieur, il poursuit ses réformes, notamment sur les retraites, une initiative qui suscite d’importantes manifestations.

En 2024, à l’âge de 47 ans, Emmanuel Macron continue de jouer un rôle central sur la scène internationale, appelant à un multilatéralisme renforcé et à une Europe stratégiquement autonome. Il reste une figure clivante en France, adulé par ses partisans pour sa vision moderne et critiqué par ses opposants pour son style perçu comme parfois déconnecté des réalités sociales. Toutefois, son influence sur la politique française et européenne demeure incontestable.


21 décembre, un jour, un décès : Saparmurat Niyazov

Saparmurat Niyazov, né le 19 février 1940 à Kipchak, près d’Achgabat au Turkménistan, et décédé le 21 décembre 2006 à Achgabat, à l’âge de 66 ans, fut le premier président du Turkménistan indépendant. Personnalité controversée, il a exercé une autorité sans partage sur le pays pendant plus de deux décennies, instaurant un régime autocratique marqué par un culte de la personnalité unique en son genre.

Orphelin dès son jeune âge, Niyazov perd son père pendant la Seconde Guerre mondiale et sa mère ainsi que ses frères dans un tremblement de terre dévastateur qui frappe Achgabat en 1948. Il est placé dans un orphelinat, une enfance difficile qui forge son caractère résilient. Plus tard, il rejoint le Parti communiste et gravit rapidement les échelons grâce à son intelligence et à son sens stratégique. Diplômé en 1967 de l’Institut polytechnique de Léningrad (aujourd’hui Saint-Pétersbourg), il retourne au Turkménistan pour se lancer pleinement dans la vie politique.

Dans les années 1980, Niyazov devient le premier secrétaire du Parti communiste du Turkménistan, le plus haut poste dans la république soviétique. En 1991, alors que l’Union soviétique s’effondre, il déclare l’indépendance du Turkménistan et se proclame président. En 1992, il est confirmé par élection avec un score écrasant, bien que les observateurs internationaux remettent en question la légitimité du scrutin.

Une fois au pouvoir, Niyazov concentre tous les leviers de l’État entre ses mains, éliminant toute opposition politique et réprimant les dissidents. Il adopte le titre de "Turkmenbachi" ou "Père de tous les Turkmènes", et met en place un culte de la personnalité sans précédent. Son image est omniprésente dans le pays, figurant sur les billets de banque, les monuments et même les montagnes. Il renomme des villes, des mois et des jours en son honneur et celui de sa famille, symbolisant son emprise totale sur la société turkmène.

Sur le plan économique, Niyazov exploite les vastes réserves de gaz naturel du Turkménistan pour financer ses projets grandioses. Cependant, la majorité des revenus de cette richesse naturelle est détournée pour financer des projets extravagants et consolider son pouvoir. Des infrastructures somptueuses, comme le Palais présidentiel et des statues dorées à son effigie, sont construites tandis qu’une grande partie de la population vit dans la pauvreté.

Niyazov impose également des réformes culturelles et sociales controversées. Il ferme des écoles et des hôpitaux en dehors de la capitale, interdit la musique enregistrée lors des mariages et limite l’accès à Internet. En 2001, il publie le "Ruhnama", un livre qu’il présente comme un guide spirituel et historique pour le peuple turkmène. La lecture du Ruhnama devient obligatoire dans les écoles et les institutions publiques, et il est même envoyé dans l’espace comme représentation culturelle du pays.

Malgré son autoritarisme, Niyazov préserve une certaine stabilité dans un pays stratégiquement situé en Asie centrale. Il maintient une position neutre sur la scène internationale, évitant les alliances étroites avec les grandes puissances tout en exploitant les ressources énergétiques pour renforcer l’autonomie économique du Turkménistan.

Saparmurat Niyazov s’éteint subitement le 21 décembre 2006 d’une crise cardiaque, laissant un pays marqué par son héritage controversé. Bien que son régime ait apporté une certaine cohésion nationale, il est largement critiqué pour ses violations des droits de l’homme et sa gestion opaque des ressources nationales. Son successeur, Gurbanguly Berdimuhamedov, promet des réformes tout en conservant une grande partie des structures autoritaires instaurées par Niyazov. L’héritage de Saparmurat Niyazov demeure un symbole des excès de l’autocratie moderne et de l’impact durable d’un régime personnalisé sur une nation.