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29 novembre, un jour, une vie, un décès

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29 novembre, un jour, une vie : John Mahama

John Dramani Mahama, né le 29 novembre 1958, est une figure majeure de la politique ghanéenne. Aujourd'hui, à l'occasion de son 66ème anniversaire, il célèbre une vie d'engagement public, marquée par une trajectoire qui l'a vu occuper les plus hautes fonctions de son pays. Membre du National Democratic Congress (NDC), il a marqué l'histoire du Ghana en tant que président de 2012 à 2017, succédant au président John Atta Mills après la mort subite de ce dernier.

Mahama a grandi dans une famille engagée politiquement, son père étant un ancien ministre sous la présidence de Kwame Nkrumah. Cette influence familiale l'a préparé à embrasser une carrière dans le service public. Il a poursuivi des études en histoire à l'Université du Ghana, avant de se spécialiser en communication sociale à l'Institut des sciences et technologies de Moscou. De retour au Ghana, il s'est intéressé à l'écriture, au journalisme, et a développé une passion profonde pour la littérature, ce qui l'a mené à se distinguer en tant qu'auteur, publiant divers livres relatifs à la politique et au développement africain.

En 1997, il a fait son entrée au parlement ghanéen comme membre du NDC, représentant la circonscription de Bole-Bamboi. Son parcours au sein du gouvernement s'est déroulé en plusieurs étapes. En tant que ministre des Communications de 1998 à 2001, Mahama a supervisé la libéralisation du secteur des télécommunications et joué un rôle clé dans l'expansion de la couverture mobile dans le pays, posant les bases de la croissance des technologies de l'information au Ghana.

En 2009, John Mahama est devenu vice-président sous le président John Atta Mills, un rôle qu'il a occupé avec dévouement. Sa réputation s'est construite sur son approche pragmatique et sa volonté de promouvoir la réconciliation nationale. Le 24 juillet 2012, lorsque le président Mills est décédé subitement, Mahama a accédé à la présidence, devenant ainsi le premier président du Ghana à ne pas avoir été élu par le suffrage populaire initialement. Il a par la suite remporté les élections de 2012, consolidant sa position comme président élu.

Son mandat présidentiel a été marqué par une volonté de diversifier l'économie, alors très dépendante de l'exportation de l'or et du cacao. Mahama a encouragé des investissements dans les infrastructures énergétiques, avec des projets majeurs tels que la centrale hydroélectrique de Bui, visant à réduire les pénuries chroniques d'électricité, qui étaient un problème majeur pour le développement industriel du pays. Bien que certaines de ses initiatives aient porté leurs fruits, son mandat a été terni par des critiques concernant la corruption et la mauvaise gestion économique. Ces problèmes ont été largement cités par ses opposants politiques, notamment lors de la campagne électorale de 2016, au cours de laquelle il a été battu par Nana Akufo-Addo.

Malgré sa défaite, John Mahama est resté une voix influente dans la politique ghanéenne. En 2020, il a mené une nouvelle campagne pour la présidence sous la bannière du NDC, mais a à nouveau été battu par le président sortant Akufo-Addo. Sa campagne, axée sur la création d'emplois et l'amélioration de la sécurité sociale, a réussi à rallier une grande partie de la population, en particulier les jeunes et les populations urbaines confrontées à un taux de chômage élevé.

Sur le plan personnel, John Mahama est connu pour sa vie de famille harmonieuse. Il est marié à Lordina Mahama, et le couple a cinq enfants. Sa vie familiale a toujours été présentée comme un exemple de stabilité, Lordina Mahama étant elle-même très impliquée dans des actions caritatives, notamment dans les domaines de la santé des femmes et des enfants. Mahama est un passionné de la culture africaine et de la littérature ; il s'intéresse aussi au football, soutenant activement l'équipe nationale du Ghana, les Black Stars.

Son style politique, à la fois populiste et moderne, lui a permis de rester pertinent au sein du paysage politique ghanéen. Il continue d'être une figure respectée non seulement au Ghana, mais également sur le continent africain, où il a joué des rôles importants en tant que médiateur dans divers conflits, notamment au Mali et au Soudan du Sud.

En cette journée spéciale, John Mahama célèbre ses 66 ans avec un sens renouvelé de l'engagement politique, en insistant sur la nécessité d'une plus grande justice sociale et d'un réel accès à l'éducation pour tous les Ghanéens. Il reste convaincu que le Ghana, avec une gestion transparente et des institutions fortes, peut devenir un modèle pour d'autres nations africaines.

 

29 novembre, un jour, un décès : Yasuhiro Nakasone

Yasuhiro Nakasone, né le 27 mai 1918, fut l'un des premiers ministres japonais les plus influents de l'ère d'après-guerre, laissant une empreinte durable sur la politique du pays. Nakasone, qui est décédé le 29 novembre 2019 à l'âge de 101 ans, est souvent réputé pour son leadership audacieux et sa volonté de moderniser le Japon en renforçant son autonomie nationale, notamment dans les domaines de la sécurité et de la politique étrangère.

Yasuhiro Nakasone est né dans une famille modeste de la préfecture de Gunma, où il a développé très tôt un intérêt pour la politique et la gestion des affaires publiques. Après avoir étudié à l'Université Impériale de Tokyo, il a rejoint le ministère de l'Intérieur avant de servir dans la Marine Impériale Japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. Ses expériences pendant la guerre ont eu une profonde influence sur sa vision politique, lui donnant une perspective pragmatique et un désir ardent de reconstruire le Japon d'une manière plus indépendante, tout en travaillant en étroite collaboration avec ses alliés.

En 1947, Yasuhiro Nakasone entra en politique en tant que membre de la Chambre des représentants, se faisant remarquer pour sa réputation de réformateur et d'orateur passionné. C'était le début d'une longue carrière au sein du Parti Libéral-Démocrate (PLD), qu'il rejoignit en tant qu'un de ses membres les plus influents. Son ascension à travers les rangs du parti fut facilitée par sa capacité à tisser des liens personnels avec des leaders clés et à élaborer des politiques visant à stimuler la croissance économique du pays.

Lorsqu'il devint Premier ministre du Japon en 1982, Nakasone s'est trouvé à la tête du pays pendant une période cruciale de réformes économiques et de transformation de la politique extérieure. Il est connu pour avoir renforcé l'alliance du Japon avec les États-Unis, entretenant une relation proche avec le président américain Ronald Reagan. Cette amitié personnelle était en accord avec ses efforts pour repositionner le Japon non seulement comme une puissance économique, mais aussi comme un partenaire stratégique plus impliqué dans les questions de sécurité en Asie-Pacifique. Cela lui a valu le surnom de "Ron-Yasu", témoignant de la profondeur de cette amitié et de l'influence de son approche diplomatique.

Sur le plan intérieur, Nakasone a tenté de moderniser l'économie japonaise en s'attaquant à certains tabous politiques de l'époque, tels que la privatisation des entreprises publiques et la réforme du système fiscal. L'une de ses réalisations notables a été la privatisation de Japan National Railways, de la compagnie de téléphone NTT et de Japan Tobacco, une décision qui était considérée audacieuse mais qui a contribué à moderniser les secteurs détenus par l'État et à stimuler la concurrence. Ces initiatives ont ouvert la voie à une réorganisation structurelle de l'économie japonaise, contribuant à renforcer la compétitivité du pays sur la scène mondiale.

Cependant, sa politique n'a pas été sans controverses. Yasuhiro Nakasone était un ardent défenseur d'une plus grande indépendance militaire du Japon, prônant une révision de l'article 9 de la constitution japonaise, qui interdit au pays de posséder une armée offensive. Bien que ses efforts pour amender la constitution n'aient pas été fructueux, il a augmenté le budget de la défense et a plaidé pour un Japon plus confiant et stratégiquement assertif. Cela lui a valu à la fois des soutiens, pour son patriotisme et son désir de renforcer la sécurité du pays, et des opposants qui craignaient un retour vers une militarisation démesurée du Japon.

L'énergie de Nakasone et son attachement à la culture japonaise étaient également bien connus. Il a souvent été photographié en habit traditionnel japonais et a été un ardent promoteur du système éducatif, soulignant la nécessité de renforcer l'identité nationale tout en étant ouvert aux idées venues de l'étranger. Sa politique éducative visait à promouvoir l'esprit de la jeunesse japonaise, en particulier dans un contexte où l'économie se mondialisait rapidement. Il croyait fermement à l'idée que le Japon pouvait apprendre de l'Occident tout en préservant ses valeurs culturelles uniques.

En fin de compte, le mandat de Nakasone en tant que Premier ministre, de 1982 à 1987, a été l'une des périodes les plus marquantes du Japon moderne. Après avoir quitté le poste de Premier ministre, il est resté actif dans la politique japonaise pendant plusieurs décennies, offrant des conseils à la génération suivante de leaders et continuant à exprimer ses opinions sur les questions défense et économiques. En 2003, il a pris sa retraite de la politique active lorsque le Parti Libéral-Démocrate a décidé de ne pas lui offrir une place sûre lors des élections, mais il a continué d'influencer les débats nationaux par ses publications et ses interventions publiques.

Yasuhiro Nakasone est décédé le 29 novembre 2019 à l'âge de 101 ans. Sa longue vie a été témoin d'une transformation radicale du Japon, passant d'un pays dévasté par la guerre à une puissance économique mondiale. Son héritage demeure marqué par ses efforts de modernisation et de renforcement de l'identité nationale japonaise, tout en laissant un modèle de gouvernance qui inspire encore les leaders actuels.