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18 novembre, un jour, une vie, un décès

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18 novembre, un jour, une vie : Mahinda Rajapaksa

Mahinda Rajapaksa, né le 18 novembre 1945, célèbre aujourd'hui son 79e anniversaire. Personnalité influente du Sri Lanka, Mahinda Rajapaksa a occupé de nombreuses fonctions clés dans le gouvernement sri-lankais, dont la plus notable est celle de président de la République. Fils d'une famille politiquement active, il est issu d'une lignée de notables ayant déjà siégé au parlement. Mahinda Rajapaksa a grandi dans un environnement rural à Weeraketiya, dans le sud du Sri Lanka, où il a été exposé très tôt aux réalités de la politique locale et aux luttes des populations villageoises, influençant ainsi son approche politique ultérieure.

Il est entré en politique à un jeune âge, prenant la relève de son père, Don Alwin Rajapaksa, qui était un membre influent du Sri Lanka Freedom Party (SLFP). Mahinda a été élu pour la première fois au parlement en 1970, à l'âge de 24 ans, devenant ainsi l'un des plus jeunes membres du parlement. Durant ses premières années en politique, il a adopté une posture défendant les droits des travailleurs et des populations rurales, se forgeant une réputation de défenseur des petites gens et des ouvriers.

En 2005, Mahinda Rajapaksa est élu président du Sri Lanka, succédant à Chandrika Kumaratunga. Son accession à la présidence est marquée par un contexte politique complexe, où la guerre civile contre les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE) faisait rage depuis plus de deux décennies. Rajapaksa a pris des mesures décisives pour renforcer les forces armées et mener une campagne militaire vigoureuse afin de mettre fin au conflit. En 2009, après une offensive militaire éclatante et controversée, le gouvernement de Rajapaksa a déclaré la victoire sur les LTTE, mettant ainsi un terme à une guerre civile qui avait duré près de 26 ans.

Cette victoire militaire a fait de lui un héros national pour une grande partie de la majorité cinghalaise. Toutefois, son gouvernement a été accusé de violations des droits de l'homme, en particulier durant les dernières phases de la guerre, où des milliers de civils auraient péri. Des organisations internationales, dont l'ONU, ont appelé à des enquêtes sur les abus et les crimes de guerre, ce que Rajapaksa et son gouvernement ont démenti. Le président a insisté sur le fait que ses actions visaient à préserver l'intégrité territoriale du pays et à mettre fin au terrorisme.

Sur le plan économique, Rajapaksa a lancé de grands projets d'infrastructures, principalement financés par des prêts de la Chine. Ces projets comprenaient la construction de routes, d'aéroports, de ports et d'autres infrastructures visant à moderniser le pays et à stimuler l'économie. Le port de Hambantota, dans le sud du Sri Lanka, est l'un des projets emblématiques de son mandat, censé transformer cette région en un centre d'affaires et de commerce. Toutefois, ces investissements ont entraîné une dette importante pour le Sri Lanka, suscitant des critiques sur la viabilité à long terme de ces projets et sur la dépendance économique croissante vis-à-vis de la Chine.

En 2010, Mahinda Rajapaksa a été réélu pour un second mandat, profitant de la popularité émanant de la fin de la guerre civile. Son second mandat, cependant, a été marqué par une augmentation de l'autoritarisme. Des accusations de népotisme ont émergé, car de nombreux membres de sa famille occupaient des postes importants au sein du gouvernement. Les médias étaient fortement censurés, et les opposants politiques ont été ciblés par des campagnes d'intimidation, voire par des actes de violence. Ces actions ont progressivement érodé la popularité de Rajapaksa, surtout alors que les problèmes économiques commençaient à s'aggraver, avec une dette nationale croissante et des difficultés financières accrues.

En janvier 2015, Mahinda Rajapaksa a convoqué des élections anticipées, pensant renforcer son mandat. Toutefois, contre toute attente, il a été battu par son ancien ministre de la Santé, Maithripala Sirisena, qui avait fait défection pour mener une campagne de réforme contre la corruption et l'autorité croissante de Rajapaksa. Cette défaite a marqué la fin de sa présidence, bien que Rajapaksa n'ait pas abandonné la scène politique pour autant.

En 2019, son frère, Gotabaya Rajapaksa, a été élu président du Sri Lanka, et Mahinda est devenu Premier ministre, retrouvant ainsi une influence significative dans les affaires du pays. Son retour au gouvernement a ravivé les débats sur la gouvernance familiale des Rajapaksa et leur influence sur la politique sri-lankaise. L'administration Rajapaksa a été confrontée à de nombreux défis, notamment la gestion de la crise économique qui a frappé le pays à partir de 2021, exacerbée par la pandémie de COVID-19 et une mauvaise gestion économique.

Malgré les critiques et les controverses, Mahinda Rajapaksa reste une figure importante de la politique sri-lankaise. Il est admiré par de nombreux Sri-Lankais pour son rôle dans la fin de la guerre civile et pour son leadership durant des périodes difficiles. Cependant, ses opposants le considèrent comme un dirigeant autoritaire dont les politiques ont contribué à l'affaiblissement des institutions démocratiques du pays. Aujourd'hui, alors qu'il célèbre son 79e anniversaire, Mahinda Rajapaksa continue de jouer un rôle actif dans la vie politique sri-lankaise, déterminé à préserver l'héritage politique de sa famille et à poursuivre ses ambitions pour le Sri Lanka.


18 novembre, un jour, un décès : Henry A. Wallace

Henry A. Wallace est né le 7 octobre 1888 à Orient, dans l'Iowa, aux États-Unis. Il est décédé le 18 novembre 1965, à l'âge de 77 ans. Wallace est une figure fascinante de l'histoire américaine, connu pour ses contributions à l'agriculture, son rôle en tant que vice-président des États-Unis et son engagement politique progressiste. Fils de Henry Cantwell Wallace, qui fut Secrétaire à l'Agriculture sous les administrations Harding et Coolidge, Henry A. Wallace a grandi dans un environnement où l'agriculture et la politique étaient au centre des discussions familiales. Cette influence a été déterminante pour son avenir.

Après avoir obtenu son diplôme de l'Université d'État de l'Iowa, Wallace a commencé à travailler comme journaliste agricole, où il a rapidement acquis une réputation de penseur innovant. Passionné par la science de l'agriculture, il a également fondé Pioneer Hi-Bred, une entreprise pionnière dans le domaine des semences hybrides, qui a révolutionné les rendements agricoles et contribué à accélérer la modernisation de l'agriculture aux États-Unis. L'entreprise a eu un impact considérable sur la façon dont les fermiers américains cultivaient leur terre, faisant de Wallace un acteur important de la "révolution verte" américaine.

En 1933, Franklin D. Roosevelt nomme Wallace au poste de Secrétaire à l'Agriculture, où il jouera un rôle crucial dans la mise en œuvre des réformes du New Deal. Durant cette période, Wallace a mis en place des programmes de soutien aux prix agricoles, visant à stabiliser les revenus des agriculteurs éprouvés par la Grande Dépression. Il est devenu un ardent défenseur de la régulation de l'agriculture et de l'équilibre entre production et demande. Son travail a permis de restaurer la confiance des fermiers, contribuant à la sécurité alimentaire et à la stabilité économique des zones rurales.

En 1940, Wallace a été choisi comme colistier de Roosevelt et a été élu vice-président des États-Unis en 1941. En tant que vice-président pendant la Seconde Guerre mondiale, il a joué un rôle important dans la mobilisation nationale pour l'effort de guerre, dirigeant la production et encourageant l'unité nationale. Wallace était un fervent défenseur de la coopération internationale et croyait fermement en la nécessité de renforcer les relations entre les nations pour prévenir de futures guerres. Il a également été très vocal sur les questions de justice raciale et sociale, des sujets qui étaient controversés à l'époque et qui ont fait de lui une figure polarisante.

Cependant, Wallace n'a pas été reconduit en tant que colistier pour l'élection présidentielle de 1944, les démocrates lui préférant Harry S. Truman. Suite à cela, Wallace a été nommé Secrétaire au Commerce, un poste qu'il a occupé jusqu'à ce qu'il soit écarté en 1946 par le président Truman à cause de ses critiques publiques sur la politique étrangère à l'égard de l'Union soviétique. Wallace était un fervent partisan de la coopération pacifique avec les Soviétiques et s'opposait à la guerre froide naissante, ce qui le mettait en opposition directe avec la majorité de l'administration Truman, qui préférait une posture plus ferme.

En 1948, Wallace s'est présenté à l'élection présidentielle en tant que candidat du Parti Progressiste, une candidature qui était centrée sur la paix mondiale, la fin de la ségrégation raciale et l'extension des politiques du New Deal. Son engagement contre la discrimination raciale et son désir de coopérer avec l'Union soviétique ont suscité la controverse et lui ont aliéné de nombreux électeurs. Sa campagne a été marquée par des attaques violentes de ses opposants qui l'accusaient d'être trop proche des communistes, ce qui a contribué à sa défaite électorale, avec un faible pourcentage de voix.

Après cette défaite, Wallace s'est progressivement retiré de la scène politique active. Il s'est consacré à l'écriture et à la promotion de l'agriculture durable, retournant à ses premières passions. Il a publié plusieurs ouvrages sur l'économie, la politique et l'agriculture, continuant à partager sa vision progressiste de la société. Wallace a également voyagé à travers le monde, préchant l'idéal de la paix internationale et l'importance de la coopération scientifique et agricole pour l'avenir de l'humanité.

Henry A. Wallace est décédé le 18 novembre 1965, à l'âge de 77 ans, après avoir combattu la maladie de Lou Gehrig (sclérose latérale amyotrophique). Son héritage est celui d'un homme politique visionnaire qui n'a jamais eu peur de défendre ses convictions, même lorsqu'elles étaient impopulaires. Bien qu'il n'ait jamais accédé à la présidence, son influence sur l'agriculture américaine et son rôle dans le New Deal ont laissé une marque indélébile sur la politique économique et sociale des États-Unis. Aujourd'hui, Wallace est souvent rappelé comme un champion de la justice sociale et un précurseur des idées progressistes qui, à son époque, étaient en avance sur leur temps.