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Dans la tête d'Ursula von der Leyen : Une vision européenne pour aujourd'hui et demain. La presque interview

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Cette interview, reconstituée par une IA (Intelligence Artificielle), n'a jamais eu lieu. Elle imagine les réponses d'Ursula von der Leyen sur l'Union Européenne d'aujourd'hui et de demain sur la base de ses positions et déclarations réelles sur ces sujets afin de vous plonger au cœur de ses idées. C'est une presque interview.

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Depuis son entrée en fonction en décembre 2019, Ursula von der Leyen, première femme à occuper la présidence de la Commission européenne, a su imposer sa marque dans un contexte de crises multiples. Diplômée en économie et en médecine, elle a commencé sa carrière politique en Allemagne avant de s’élever au plus haut poste de l’Union européenne. Sous son leadership, l’UE a fait face à des défis sans précédent, de la pandémie de COVID-19 à la guerre en Ukraine, en passant par la crise énergétique et les enjeux climatiques.

Aujourd'hui, alors que l'Union se prépare à de nouvelles réformes et à l’élargissement, nous avons l’opportunité de rencontrer Ursula von der Leyen pour discuter de sa vision de l'Union européenne. Dans cette interview, nous explorerons sa conception de ce que représente l'UE aujourd'hui, mais aussi sa vision pour l'avenir d'une Union plus souveraine, écologique et numérique. En tant que présidente de la Commission européenne, elle incarne un rôle pivot dans la mise en œuvre des grandes orientations stratégiques de l'Union, que ce soit sur la scène intérieure ou dans le cadre de sa politique étrangère. Nous aborderons également la manière dont elle définit son rôle dans cette fonction, ainsi que les responsabilités et les défis qui en découlent. 


EPOC : Madame la Présidente, l’Union européenne a traversé plusieurs crises récentes, telles que la pandémie de COVID-19 et la guerre en Ukraine. Comment l'UE a-t-elle réussi à s’adapter et à réagir face à ces événements majeurs ?

Ursula von der Leyen : Ces crises ont effectivement mis notre unité à l'épreuve, mais elles ont également révélé la résilience profonde de l'Union européenne. Dès les premiers moments de la pandémie de COVID-19, nous avons dû faire face à des défis sans précédent : pénurie de matériel médical, frontières fermées, économies paralysées. C'est dans ces circonstances que nous avons su mobiliser toutes nos ressources et notre créativité pour surmonter la crise. Avec le plan NextGenerationEU, un effort sans précédent de 750 milliards d'euros, nous avons soutenu les économies européennes tout en posant les bases d'une relance verte et numérique. Cela a montré que l’Europe, lorsqu’elle est unie, peut accomplir des choses extraordinaires. Nous avons appris à agir vite, collectivement, et à penser à long terme.

En ce qui concerne la guerre en Ukraine, nous avons été confrontés à une crise géopolitique d'une ampleur inimaginable. Notre réponse a été immédiate : des sanctions sans précédent contre la Russie, un soutien financier et militaire à l’Ukraine, et la solidarité avec les millions de réfugiés ukrainiens. Nous avons également dû prendre des décisions courageuses pour nous libérer de notre dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie, en diversifiant nos approvisionnements et en accélérant notre transition vers les énergies renouvelables. Cela a renforcé notre détermination à devenir plus résilients, plus autonomes et à protéger nos valeurs communes.

 

EPOC : Vous avez parlé de solidarité, notamment pendant la pandémie. Est-ce la clé pour faire face aux défis migratoires qui persistent en Europe ?

Ursula von der Leyen : Absolument. La solidarité est non seulement une valeur fondamentale de l’Union européenne, mais elle est aussi la seule réponse durable face aux défis complexes, comme la migration. Pendant la pandémie, nous avons démontré que la coordination européenne pouvait sauver des vies. Nous avons acheté des vaccins ensemble, et nous avons partagé ces vaccins, y compris avec nos voisins et des pays tiers. Cela a montré que, face à un défi global, l'approche collective est la plus efficace.

Pour ce qui est des défis migratoires, nous devons adopter une approche similaire. La migration est une question complexe qui ne peut être résolue par un seul État membre. C’est pourquoi nous travaillons sur un nouveau pacte sur la migration et l’asile qui vise à répartir équitablement la responsabilité entre les pays européens. Il ne s'agit pas seulement de protéger nos frontières, mais aussi de garantir une procédure juste et humaine pour ceux qui demandent l'asile. Les migrants ne sont pas des chiffres : ce sont des hommes, des femmes, des enfants, souvent en quête de sécurité et d’une vie meilleure. L'Europe doit être à la hauteur de ses valeurs humanistes, tout en trouvant des solutions réalistes et durables pour gérer les flux migratoires. Une politique migratoire efficace doit combiner protection des frontières, lutte contre les passeurs, et, surtout, solidarité entre les États membres.

EPOC : L’Union européenne est aussi un acteur économique important. Comment voyez-vous le rôle de l’UE dans l’économie mondiale actuelle ?

Ursula von der Leyen : L’Union européenne est un acteur majeur de l’économie mondiale, et nous devons nous assurer de préserver cette position. Aujourd’hui, l’Europe est la première puissance commerciale mondiale, et notre marché unique est l’un de nos plus grands atouts. Ce marché unique permet non seulement la libre circulation des biens, des services, des capitaux et des personnes, mais il donne également aux entreprises européennes la taille critique nécessaire pour innover et se développer.

Nous sommes également des leaders mondiaux dans le domaine des technologies vertes, avec 40 % des brevets mondiaux en énergies renouvelables. Notre ambition est de devenir la référence dans des secteurs de pointe comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité, et les énergies propres. Pour cela, nous avons besoin de continuer à investir massivement dans l'innovation et les infrastructures. Le plan Digital Compass que nous avons mis en place vise à renforcer la souveraineté numérique de l’Europe. Nous devons être indépendants technologiquement, tout en restant ouverts au commerce international.

En outre, la guerre en Ukraine nous a rappelé l’importance de la sécurité énergétique et de l'autonomie stratégique. Nous devons garantir notre indépendance dans des domaines critiques, comme l’approvisionnement en matières premières essentielles et les chaînes d'approvisionnement technologiques. C’est ainsi que l’Europe pourra continuer à jouer un rôle moteur dans l’économie mondiale, tout en défendant ses intérêts et ses valeurs.

 

EPOC : Parlons de l’avenir. Vous avez plusieurs fois mentionné l’importance de l’autonomie stratégique européenne. Qu’entendez-vous par là ?

Ursula von der Leyen : L'autonomie stratégique est un concept clé pour l’avenir de l’Europe. Il ne s'agit pas de se replier sur nous-mêmes, mais bien de nous assurer que nous puissions prendre nos propres décisions, en toute indépendance, notamment en matière de sécurité, d'approvisionnement énergétique et de technologies critiques. Nous avons tous été témoins de la vulnérabilité de nos chaînes d'approvisionnement pendant la pandémie, et plus récemment, de notre dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Cela nous a montré que, pour être souverains, nous devons être en mesure de produire ce qui est essentiel pour notre sécurité.

C’est pourquoi je plaide pour une véritable Union de la défense européenne. Il est crucial que nous développions des capacités militaires propres, qui complètent l'OTAN et renforcent notre sécurité collective. Mais l’autonomie stratégique va au-delà de la défense. Cela inclut également notre capacité à produire des semi-conducteurs, des technologies numériques, des vaccins, et à sécuriser nos approvisionnements en matières premières essentielles, comme les métaux rares. Nous voulons être des partenaires fiables et ouverts au monde, mais sans être dépendants de quiconque pour notre sécurité et notre prospérité.

 

EPOC : L’environnement est également une priorité majeure pour l’UE, notamment avec le Green Deal. Comment envisagez-vous l’avenir de la transition écologique en Europe ?

Ursula von der Leyen : Le Green Deal européen est le projet le plus ambitieux de notre histoire pour lutter contre le changement climatique. Notre objectif est de faire de l’Europe le premier continent climatiquement neutre d’ici 2050. Cela signifie réduire nos émissions, mais aussi réinventer nos économies et nos sociétés pour qu’elles soient durables. Nous avons déjà fixé des objectifs contraignants : une réduction de 55 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Pour atteindre ces objectifs, nous devons transformer nos systèmes énergétiques, nos industries, et nos modes de consommation.

La transition écologique est également une opportunité incroyable de croissance et de création d’emplois. Avec le Green Deal, nous investissons massivement dans les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la modernisation des bâtiments, et la mobilité propre. Prenons l’exemple de l’hydrogène vert : nous voulons que l’Europe soit un leader dans ce domaine, en développant une économie de l’hydrogène qui soit une véritable alternative aux combustibles fossiles. De plus, nous investissons dans la recherche et l’innovation pour que les technologies vertes de demain soient conçues et produites ici, en Europe.

Mais il est important de rappeler que la transition doit être juste. Tous les citoyens doivent en bénéficier. C’est pourquoi nous avons créé un Fonds pour une transition juste, afin de soutenir les régions et les travailleurs qui seront les plus impactés par la transition. Je veux que cette transformation soit équitable, et que personne ne soit laissé de côté.

 

EPOC : L'Europe de demain que vous envisagez semble aussi plus inclusive. Quel est votre plan pour l’élargissement de l'Union ?

Ursula von der Leyen : L'élargissement de l'Union est un sujet crucial pour notre avenir. Nous devons nous ouvrir à de nouveaux membres, notamment les pays des Balkans occidentaux, mais aussi l'Ukraine, la Moldavie, et la Géorgie. Pour moi, c’est non seulement une question de stabilité pour ces pays, mais aussi une responsabilité géopolitique pour l'Europe. Nous devons offrir une perspective européenne crédible à ces pays qui ont fait le choix des valeurs européennes et qui veulent rejoindre notre famille.

Cela dit, l'élargissement doit se faire de manière ordonnée et réfléchie. Nous devons réformer nos propres institutions pour être en mesure d’accueillir de nouveaux membres sans perdre notre efficacité. Cela inclut la réforme du processus décisionnel, pour que l’Union élargie reste capable de prendre des décisions rapidement et de manière cohérente. Une Union plus large sera une Union plus forte, mais seulement si nous sommes prêts à faire les ajustements nécessaires pour nous assurer que tout fonctionne de manière harmonieuse.

 

EPOC : Et quel est, selon vous, votre rôle en tant que présidente de la Commission européenne ?

Ursula von der Leyen : Mon rôle est avant tout celui d’une facilitatrice. Je suis ici pour garantir que les États membres puissent travailler ensemble et trouver des solutions communes, même sur des sujets où leurs positions divergent parfois. L’unité est notre force, et c’est cette unité qui fait de l’Union européenne une puissance qui compte sur la scène mondiale.

Je vois aussi mon rôle comme celui d’un protecteur des valeurs européennes — la démocratie, l'état de droit, et la solidarité. Ces valeurs sont le fondement même de l’Union, et il est essentiel de les défendre, tant à l’intérieur de nos frontières qu'à l’extérieur. Cela signifie être ferme avec les États membres qui s’écartent de ces principes, mais aussi promouvoir ces valeurs dans nos relations avec le reste du monde.

Enfin, je veux faire de l’Union européenne un acteur global, capable de prendre ses responsabilités face aux grands défis du monde. Que ce soit pour lutter contre le changement climatique, pour promouvoir une économie numérique éthique, ou pour défendre la paix et la sécurité, l’Europe a un rôle unique à jouer. Mais cela n’est possible que si nous sommes forts et unis à l’intérieur. Mon travail consiste à renforcer cette unité et à mobiliser toutes nos forces pour un avenir meilleur pour tous les Européens.

 

EPOC : Madame la Présidente, vous êtes connue pour votre parcours exceptionnel et vos nombreuses responsabilités. Comment parvenez-vous à concilier votre vie professionnelle intense avec votre vie personnelle et familiale ?

Ursula von der Leyen : C'est une question qui me tient particulièrement à cœur, car concilier ces deux aspects de ma vie n'a pas toujours été facile. Je suis mère de sept enfants, et je peux vous dire que chaque étape a été un défi, surtout lorsque j'ai occupé des postes à haute responsabilité. Pour moi, le soutien de ma famille, en particulier de mon mari, a été essentiel. Nous avons toujours travaillé en équipe, nous nous sommes répartis les tâches, et nous avons cherché à maintenir un équilibre. J'ai également appris à être très organisée et à utiliser chaque moment efficacement. Je pense aussi que le fait d’avoir vécu ces défis m’aide aujourd’hui à comprendre les difficultés des millions de parents européens qui jonglent entre travail et famille. Je veux que l'Union européenne continue à développer des politiques qui facilitent la vie des familles, notamment en offrant plus de flexibilité au travail et des services de garde accessibles. C’est en facilitant cette conciliation que nous pourrons libérer tout le potentiel des Européens, hommes et femmes.

 

EPOC : Pour finir sur une note plus personnelle, vous avez souvent parlé de votre passion pour l'équitation. Que représente ce loisir pour vous dans votre quotidien ?

Ursula von der Leyen : L'équitation est bien plus qu’un simple loisir pour moi, c’est un véritable exutoire. Quand je monte à cheval, je me déconnecte de mes responsabilités, des décisions difficiles, et des défis complexes que j’ai à relever au quotidien. Cela me permet de retrouver une forme d'équilibre intérieur. C’est un moment où je peux être en pleine nature, en harmonie avec l’animal, et cela m'apporte beaucoup de sérénité. L'équitation m'aide à réfléchir sous un autre angle, à prendre du recul par rapport aux situations tendues. J’ai toujours aimé ce contact avec les chevaux, et je pense qu'il y a une vraie leçon à tirer de cette relation : pour avancer ensemble, il faut de la confiance, de l’écoute, et un respect mutuel. Ces principes s’appliquent aussi bien à la politique qu’à la vie quotidienne.


EPOC : Madame la Présidente, nous vous remercions d'avoir bien voulu partager avec nous votre regard. Bien que nous ne nous soyons jamais rencontrés et que cela soit peu probable à l'avenir, nous sommes ravis d'avoir eu l'opportunité de vous entendre aujourd'hui, même sans pouvoir véritablement échanger avec vous