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19 septembre, un jour, une vie, un décès

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19 septembre, un jour, une vie : Jacinta Allan

Jacinta Allan, née le 19 septembre 1973 à Bendigo, Victoria, Australie, fête ses 51 ans aujourd'hui. Elle est une figure politique majeure en Australie et actuellement la 49e première ministre de l'État de Victoria, un poste qu'elle occupe depuis septembre 2023, après la démission de Daniel Andrews. Allan a également été élue cheffe du Parti travailliste victorien, devenant ainsi la deuxième femme à occuper ce poste, après Joan Kirner.

Jacinta Allan a entamé sa carrière politique en 1999, lorsqu'elle a été élue à l'âge de 25 ans comme députée de Bendigo East, devenant ainsi la plus jeune femme jamais élue au Parlement de Victoria. En 2002, elle est nommée ministre, la plus jeune de l'histoire de l'État. Au fil des années, elle a occupé plusieurs postes clés, notamment ministre de l'Industrie, des Transports et de l'Infrastructure. Elle a dirigé des projets majeurs comme le Suburban Rail Loop et le Metro Tunnel, qui visaient à moderniser le réseau de transport de Victoria.

Jacinta Allan est également connue pour son engagement en faveur de la justice sociale, de l'égalité des genres et des droits des travailleurs. Elle a souvent mis en avant son diagnostic d'endométriose, sensibilisant ainsi sur les impacts de cette maladie sur la santé reproductive des femmes. En tant que leader politique, Allan a été une alliée de Daniel Andrews et a largement contribué à la gestion des affaires de l'État pendant la pandémie de COVID-19 en tant que membre du conseil de crise.

Mariée à Yorick Piper et mère de deux enfants, Jacinta Allan continue d'influencer la politique de l'État, notamment en plaidant pour des politiques progressistes. Son parcours politique exceptionnel, caractérisé par des réalisations importantes et un dévouement indéfectible envers ses électeurs, fait d'elle une leader respectée à travers tout le pays.


19 septembre, un jour, un décès : Zine El Abidine Ben Ali

Zine El Abidine Ben Ali, né le 3 septembre 1936 près de Sousse, en Tunisie, est décédé le 19 septembre 2019 à l'âge de 83 ans à Jeddah, en Arabie Saoudite. Ben Ali a été le deuxième président de la Tunisie, au pouvoir de 1987 jusqu'à sa chute en 2011, suite aux événements de la Révolution tunisienne, qui marqua le début du Printemps arabe.

Issu d'une famille modeste, Ben Ali a commencé sa carrière militaire après des études en France à l'École militaire de Saint-Cyr, ainsi que dans des établissements aux États-Unis spécialisés dans l'artillerie et l'ingénierie. Il est rapidement monté en grade dans l'armée tunisienne et a occupé plusieurs postes clés, dont celui de chef de la sécurité militaire et de directeur de la sécurité nationale, avant de devenir ministre de l'Intérieur en 1986.

Le 7 novembre 1987, Ben Ali prend le pouvoir à la suite d'un coup d'État médical contre Habib Bourguiba, alors président vieillissant, qu'il juge inapte à gouverner. En tant que président, il instaure un régime autoritaire et se fait réélire à plusieurs reprises lors de scrutins non démocratiques, souvent avec plus de 90 % des voix. Son régime a d'abord été salué pour avoir stabilisé l'économie tunisienne et modernisé les infrastructures, mais il a rapidement été critiqué pour sa répression des opposants politiques, sa censure des médias et la corruption omniprésente, notamment à travers les affaires de sa famille, en particulier son épouse Leïla Ben Ali.

Le mécontentement populaire croissant, exacerbé par le chômage, l'inflation et la corruption, conduit à une vague de protestations en décembre 2010. Ces manifestations, déclenchées par l'immolation d'un vendeur ambulant, Mohamed Bouazizi, en réponse aux abus des autorités locales, s'étendent à tout le pays. Le 14 janvier 2011, face à l'intensification des manifestations, Ben Ali fuit la Tunisie pour l'Arabie Saoudite, où il vivra en exil jusqu'à sa mort.

En exil, Ben Ali est condamné par contumace à plusieurs reprises par les tribunaux tunisiens, notamment à 35 ans de prison pour détournement de fonds et à la perpétuité pour son rôle dans la répression violente des manifestations de 2011. Il n'a jamais purgé ces peines et est resté en Arabie Saoudite jusqu'à son décès en 2019.