Nikol
Pashinyan
Premier Ministre
Né(e) le
01/06/1975
(51 ans)
Fonction
Premier Ministre
depuis le 08/05/2018
Parti
KP


+201975
Naissance le 1er juin à Idjevan (RSS d'Arménie, Union soviétique). Il est le cadet de trois garçons et sera élevé par son père Vova, enseignant, et sa mère Svetlana. Il se mariera par la suite avec la journaliste Anna Hakobyan, avec qui il aura quatre enfants (trois filles et un fils).
1987
Il perd sa mère alors qu'il est âgé de douze ans.
1991
Après l'obtention de son diplôme de fin d'études secondaires, il s'inscrit à l'Université d'État d'Erevan (YSU) pour y étudier le journalisme.
1992
Parallèlement à son cursus universitaire, il s'engage activement dans le journalisme en collaborant comme correspondant pour plusieurs publications arméniennes, dont "Dprutyun", "Hayastan", "Lragir" et "Molorak".
1995
Lors de sa dernière année d'études, il est définitivement exclu de l'Université d'État d'Erevan pour des motifs politiques, conséquence de ses vives dénonciations de la corruption au sein de l'administration universitaire.
1998
Il fonde et dirige "Oragir" (Le Journal), un quotidien d'opposition farouchement critique envers le gouvernement.
1999 : Son journal "Oragir" est contraint à la fermeture administrative et judiciaire après la publication d'une série d'articles accusant de corruption des membres de l'entourage proche du président Robert Kotcharian.
1999
Condamné pour diffamation, il rebondit en prenant la rédaction en chef du quotidien "Haykakan Zhamanak" (Le Temps Arménien), poste qu'il conservera nominalement jusqu'en 2012
2007
Il effectue sa première tentative d'entrée dans la politique institutionnelle en se présentant aux élections législatives sous la bannière de la coalition d'opposition "Impichment Dashink" (Alliance pour la destitution), mais la formation n'obtient aucun siège.
2008
Lors de l'élection présidentielle de février, il devient un pilier de la campagne de l'ancien président Levon Ter-Petrossian. À la suite de la victoire contestée de Serge Sarkissian, il s'impose comme l'un des orateurs les plus influents des manifestations de contestation. Après la violente répression du 1er mars (faisant dix morts), il entre dans la clandestinité pour échapper à un mandat d'arrêt émis à son encontre.
2009
Le 1er juillet, après seize mois de clandestinité, il sort de l'ombre, se rend volontairement à la police en se déclarant prisonnier politique, et est immédiatement placé en détention.
2010
En janvier, la justice arménienne le condamne à sept ans de prison ferme pour organisation de troubles massifs à l'ordre public lors des émeutes post-électorales de 2008.
2011
Il est libéré le 27 mai à la faveur d'une amnistie générale décrétée par le gouvernement dans un but d'apaisement national.
2012
- Député à l'Assemblée nationale sous les couleurs du Congrès national arménien (HAK).
- Président du Comité ad hoc sur l'éthique au Parlement jusqu'en 2013
2013
En rupture idéologique et stratégique avec Levon Ter-Petrossian, il fait scission et fonde sa propre union sociopolitique libérale, "Contrat civil" (qui se structure officiellement en parti politique en 2015).
2017
Réélu député en tant que figure de proue de l'Alliance "Yelk" (La Sortie), une coalition pro-européenne réunissant Contrat civil et d'autres opposants. Il prend la présidence du groupe parlementaire.
2018
- Au mois de mars, il lance la marche pacifique "Mon Pas" à travers le pays pour dénoncer la volonté de Serge Sarkissian de se maintenir au pouvoir en tant que Premier ministre. En avril, ce mouvement se transforme en une "révolution de velours", vaste campagne de désobéissance civile qui contraint Sarkissian à la démission.
- Premier Ministre élu par le Parlement le 8 mai sous la pression populaire
- Le 16 octobre, il démissionne tactiquement pour forcer la dissolution de l'Assemblée
- Le 9 décembre, son alliance remporte une victoire écrasante aux législatives anticipées, lui conférant la majorité absolue.
2020
De septembre à novembre, il dirige l'Arménie lors de la seconde guerre du Haut-Karabagh. Face à l'effondrement imminent des lignes de défense arméniennes, il signe le 9 novembre un accord de cessez-le-feu sous l'égide de la Russie, actant la perte de la majeure partie de l'enclave séparatiste. Cette défaite militaire déclenche de violentes émeutes à Erevan et de vives accusations de haute trahison de la part des milieux nationalistes.
2021
- Confronté à une grave crise de légitimité et accusant l'état-major de l'armée de tentative de coup d'État en février, il démissionne en avril pour solliciter un nouveau vote populaire.
- Le 20 juin, Contrat civil remporte les élections législatives anticipées avec près de 54 % des suffrages.
- Premier Ministre reconduit le 2 août
2023
En septembre, à la suite d'une offensive militaire éclair de l'Azerbaïdjan qui conquiert définitivement le Haut-Karabagh et provoque l'exode de la quasi-totalité de la population arménienne, il acte l'effondrement des garanties sécuritaires russes. Dénonçant l'inaction de Moscou, il amorce une rupture géopolitique majeure en réorientant la diplomatie et la sécurité de son pays vers l'Union européenne et les États-Unis.
2025
Illustrant sa volonté de cultiver une image non conventionnelle, il forme en dehors de ses activités politiques un groupe de musique rock nommé "Varchaband" (mot-valise mêlant "Varchapet", soit Premier ministre, et "band"), au sein duquel il joue de la batterie.
2026
- Le 30 janvier, son groupe Varchaband donne son premier concert public à Erevan.
- Sur le plan institutionnel, il mène au printemps la campagne de son parti pour les élections législatives du 7 juin. S'appuyant sur sa doctrine de "l'Arménie réelle", il promet à l'électorat un accord de paix définitif avec l'Azerbaïdjan et un approfondissement de l'ancrage pro-occidental, assumant la détérioration profonde et historique des relations avec la Russie.
- Son parti remporte les législatives du 7 juin lui assurant la poursuite de son mandat de Premier Ministre
