1958
Naissance le 17 septembre à Ljubljana, en Yougoslavie, au sein d'une famille ouvrière catholique de Grosuplje.
1975
Intégration de la Ligue des communistes de Yougoslavie jusqu'en 1983.
1982
  • Diplômé d'une maîtrise en études de défense à la Faculté de sociologie, sciences politiques et journalisme de l'Université de Ljubljana. 
  • Président de la Commission de défense au sein de l'Alliance de la jeunesse socialiste slovène (ZSMS).
1983
Rupture avec l'orthodoxie militaire yougoslave en critiquant le système de défense populaire d'un point de vue de gauche radicale, ce qui entraîne son expulsion de la Ligue des communistes. Ses activités publiques sont restreintes par les autorités.
1985
Retrait de son passeport par le régime en raison de ses critiques récurrentes envers l'Armée populaire yougoslave (JNA).
1988
Arrestation en mai par le Service de sécurité nationale de Yougoslavie avec d'autres journalistes de la revue indépendante *Mladina*. Condamnation par un tribunal militaire pour divulgation de secrets militaires, ce qui déclenche d'importantes manifestations pro-démocratiques en Slovénie. Après une libération anticipée, il devient rédacteur en chef de l'hebdomadaire d'opposition *Demokracija*.
1989
Il co-fonde l'Union démocratique slovène (SDZ), l'un des premiers partis d'opposition au régime communiste.
1990
  • Député en avril lors des premières élections multipartites de Slovénie sous la bannière de la coalition DEMOS. 
  • Ministre de la Défense en mai, où il orchestre la transformation de la défense territoriale locale en une force armée nationale structurée.
1991
Supervision directe des opérations militaires de la guerre d'indépendance de la Slovénie face à l'armée fédérale yougoslave.
1992
Ralliement au Parti social-démocrate slovène (SDS), amorçant un glissement progressif de la gauche vers la droite libérale-conservatrice puis nationale.
1993
Président du Parti social-démocrate slovène (SDS) en mai, fonction qu'il conserve de manière ininterrompue durant les décennies suivantes.
1994
Limogeage de son poste de ministre de la Défense en mars par le Parlement à la suite de l'affaire Depala Vas, au cours de laquelle des agents de la sécurité militaire ont brutalisé un civil. Il bascule pleinement dans l'opposition parlementaire.
2000
Ministre de la Défense au sein du gouvernement de transition dirigé par Andrej Bajuk, de juin à novembre.
2004
  • Victoire de son parti (SDS) aux élections législatives en octobre. 
  • Premier ministre en décembre à la tête d'une coalition de centre droit pour son premier mandat. L'année est également marquée par l'intégration de la Slovénie à l'Union européenne et à l'OTAN.
2007
Gestion du passage réussi de la Slovénie à la monnaie unique euro et intégration du pays au sein de l'espace Schengen.
2008
  • Prise de la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne en janvier, faisant de lui le premier dirigeant d'un ancien pays du bloc de l'Est à occuper cette fonction. 
  • Défaite de sa coalition aux élections législatives en septembre. Fin de son premier mandat de chef du gouvernement en novembre.
2011
Implication directe dans l'affaire de corruption Patria, portant sur des soupçons de pots-de-vin versés par une entreprise finlandaise lors de contrats d'armement signés en 2006.
2012
  • Élection par l'Assemblée nationale en janvier à la suite d'élections anticipées. 
  • Premier Ministre en février à la tête d'une coalition élargie.
2013
Renversement de son gouvernement par une motion de censure parlementaire en mars, provoquée par un rapport officiel de la Commission de prévention de la corruption pointant des irrégularités dans son patrimoine personnel.
2014
Condamnation définitive à deux ans de prison ferme pour corruption dans l'affaire Patria. Il commence à purger sa peine en juin tout en conservant son mandat de député après sa réélection lors des législatives de juillet.
2015
Annulation à l'unanimité de sa condamnation pénale en avril par la Cour constitutionnelle slovène pour violation du droit à un procès équitable, l'affaire étant classée pour prescription peu après. Adoption d'une posture fermement anti-immigration pendant la crise migratoire européenne.
2018
Le SDS arrive en tête des élections législatives en juin avec près de 25 % des voix, mais échoue à former une coalition gouvernementale en raison du refus des autres formations politiques. Il demeure dans l'opposition parlementaire.
2020
Premier Ministre en mars pour un troisième mandat après la démission de Marjan Šarec. Publication d'un message de félicitations prématuré à Donald Trump en novembre pour sa prétendue réélection. Accusations de dérives autoritaires et de pressions exercées sur les médias publics et les institutions indépendantes.
2021
Prise de la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne en juillet, marquée par de vives tensions avec la Commission européenne sur le respect de l'État de droit. Qualification de la chute de Kaboul en août comme la plus grande défaite de l'histoire de l'OTAN.
2022
Déplacement officiel à Kiev en mars aux côtés des Premiers ministres polonais et tchèque pour rencontrer Volodymyr Zelensky. Défaite de son parti lors des élections législatives d'avril face au mouvement libéral de Robert Golob. Fin officielle de ses fonctions de Premier ministre en juin et retour sur les bancs de l'opposition.
2024
Critique systématique et virulente de la politique étrangère du gouvernement Golob, notamment après la reconnaissance officielle par la Slovénie d'un État palestinien en mai, Janša réaffirmant sa position de fervent partisan d'Israël.
2026
Élections législatives le 22 mars, où le SDS termine au coude-à-coude avec le mouvement de Robert Golob. Suite à l'incapacité de Golob à bâtir une majorité, Janša signe un accord de coalition le 21 mai avec plusieurs partis de droite et de centre droit (NSi, Démocrates, SLS, Focus) et obtient le soutien du parti Resnica. Le 22 mai, le Parlement vote son investiture par 51 voix contre 36, actant le début officiel de son quatrième mandat comme Premier ministre de Slovénie.